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Aucun responsable de la crise financière poursuivi : étonnant non ? Non…

lundi 14 mars 2016 à 21:39

Crise de la dette souveraineC’est un peu comme une rengaine que l’on doit resservir, dans son rôle de journaliste, crise après crise… Le secteur financier est un secteur économique à part. Il fabrique des crises à intervalle régulier, chaque fois plus grave. Et lorsque la crise survient, il lance son incantation de magie vaudou pour éviter des faillites en chaîne : il se rapproche des pouvoirs publics et dit « risque systémique ». Cela suffit pour obtenir les fonds nécessaires pour éponger la crise. Quel gouvernement voudrait voir tout son secteur bancaire s’écrouler comme une suite de dominos ? Le secteur est passé maître dans l’art de privatiser les bénéfices et de nationaliser les pertes. Le payeur en dernier ressort étant, à chaque fois, le contribuable, c’est à dire la première victime de la crise déclenchée par le secteur. Ce qui intrigue un peu tout le monde depuis la dernière crise en date, c’est que personne n’a été traîné devant un tribunal alors que la fraude organisée autour des subprime est désormais avérée. Et pourtant… C’est assez simple à comprendre. Le secteur financier règles ses petites affaires en famille, évite les condamnations judiciaires autant que faire se peut car il a son incantation magique (risque systémique) et que les dirigeants de ce secteur sont éminemment utiles aux pouvoirs publics qui ne veulent pas les « effrayer » (c’est mauvais pour la croissance). De récentes publications (voir les documents dans une DropBox) aux Etats-Unis offrent un éclairage très intéressant sur ce sujet.

Peu après la crise financière déclenchée par le scandale des subprime, le Congrès américain a mis en place une commission chargée d’enquêter sur cet énorme merdier. La Financial Crisis Inquiry Commission n’avait pas de pouvoir d’enquête judiciaire, mais elle a entendu un nombre incalculable de personnes, épluché des tonnes de documents et produit des rapports cinglants. Elle a même transmis un certain nombre de dossiers (concernant entre autres Goldman Sachs, AIG, Merrill Lynch, Citigroup ou Fannie Mae) au Département de la Justice, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit.

C’est pourri ? On s’en fout…

En plein délire des subprime, plusieurs entreprises du secteur financier ont fait appel à Clayton Holdings, chargeant cette société d’ausculter une très (trop?) faible partie les prêts qui étaient enveloppés dans des titres (les fameux subprime). Résultat sur le million de prêts examinés ? Quelque 30% ne tenaient pas la route. Qu’a fait Wall Street une fois alertée par Clayton Holdings ? Rien. Et surtout, ne pas prévenir les investisseurs. Tout a continué comme avant. Tant que ça rapporte…

C’est un principe, Wall Street et le secteur de la finance en règle générale, n’aiment pas trop la publicité. La réponse de JP Morgan à la FCIC lorsque celle-ci demande si elle peut publier les documents issus de ses entretiens avec des salariés de la firme américaine est en ce sens extrêmement parlante. Il ne faudrait pas que le contenu de ces entretiens puisse servir à qui aurait porté plainte contre la firme (si, si, c’est dit comme cela dans la réponse)…

Et pourtant, il y a pas mal de choses intéressantes dans ces entretiens, comme ici. Ou . Ce dernier entretien a ceci d’intéressant qu’il met en lumière les aller-retours des financiers entre le secteur privé et le secteur public. On peut ainsi avoir été Chief Risk Officer à Bear Stearns qui a fait faillite avec le tsunami des subprime et être ensuite employé par la Federal Reserve Bank de New York… Même s’il s’agit de Réserve Fédérale de New York, il n’est pas inutile de perdre de vue que c’est la banque centrale américaine (Fed) dont la Fed de New York est membre, qui a initié le quantitative easing visant à … sauver les banques américaines de la faillite après la crise qu’elles avaient déclenché, en leur offrant des liquidités à très peu de frais. Etonnante porosité.

La plupart des banques américaines ont conclu des accords avec le gouvernement et payé des amendes plus ou moins importantes. Bien entendu, les défenseurs du secteurs notent qu’il y a une différence entre une activité illégale et une activité moralement répréhensible. On ne poursuit pas une activité moralement contestable. Il n’y a pas de textes de loi pour cela. Ce serait donc un défaut dans l’encadrement des activités financières qui expliquerait l’absence de poursuites. Mais il ne faut pas perdre de vue que si des accords ont été trouvés, c’est que des poursuites pouvaient être engagées. Il faut bien un levier. Les procès n’auraient peut-être pas été tous gagnés, mais il semble bien qu’il s’agisse en l’espèce d’un clair manque de volonté politique. Allez savoir pourquoi…

 

CHATONS : l’AMAP du logiciel libre anti-GAFAM ?

vendredi 11 mars 2016 à 11:12

L’association Framasoft continue sa « campagne » (et ses actions) pour « dégoogliser Internet ».

L’initiative a pour objectif de favoriser un Internet libre, décentralisé, éthique et solidaire

De nombreux outils ont été mis à disposition des utilisateurs désireux de s’autonomiser face aux outils en ligne des géants du web de la Silicon Valley.

Le réseau social Framasphere, qui est un nœud de Diaspora, est un exemple très intéressant d’alternative à Twitter/Facebook. Mais l’association ne peut pas tout faire et tout maintenir, et surtout, ne veut pas devenir ce qu’elle reproche aux géants : un organe centralisateur.

Le projet CHATONS est donc là pour permettre une décentralisation des services alternatifs à ceux des multinationales de la Silicon Valley.

Le projet CHATONS signifie : Collectif d’Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires

Des FAI, hébergeurs membres de la FFDN sont déjà acteurs du projet. L’objectif est qu’un maximum de service alternatifs puissent être répartis auprès d’un maximum d’hébergeurs alternatifs.

La page du projet CHATONS : http://framablog.org/2016/02/09/chatons-le-collectif-anti-gafam/

 

Cute-Kittens-In-Computer-Case

Chaos proche-oriental, Califat, réfugiés : y a du sang dans le gaz…

mercredi 9 mars 2016 à 16:43

La situation en Syrie est dramatique. Malheureusement, le traitement médiatique de ce conflit monstrueux est totalement aveugle, et orienté. Rapide résumé de cette probable guerre énergétique qui ne dit pas son nom.

al-Baghdadi

Al Baghdadi, le grand manitou du Califat islamique : celui par qui la douche froide arrive. Et comment on va faire maintenant pour notre gazoduc ?

Au nom du gaz ! Heu, pardon, d’Allah…

Depuis le début du conflit syrien, tout est fait pour simplifier la situation et démontrer au public occidental qu’il y aurait deux camps : celui d’un horrible dictateur, Bachar El Assad, et celui des « rebelles », qui se défendraient contre ses exactions et voudraient le renverser. La raison du conflit serait donc simple, au point que des commentateurs ont parlé en 2011, d’un « printemps syrien ». Faire un parallèle entre la révolution tunisienne et un soulèvement populaire en Syrie laissait le champ libre à une analyse simpliste et « stratégiquement pratique » pour certaines puissances. Au premier chef desquelles les monarchies du Golfe, et leurs alliés : les puissances occidentales, France et Grande-Bretagne en tête.

Les spécialistes de la région, et plus particulièrement ceux qui travaillent sur les accords stratégiques énergétiques, rappellent quelques éléments qui laissent penser que l’origine du conflit en Syrie, n’est ni simple, ni aussi simpliste qu’on veut bien nous le dire.

Pour ces analystes, le point de départ du conflit de 2011 pourrait bien résider dans un accord avorté entre le Qatar et la Syrie datant de 2009. Avorté au profit de l’Iran…

Cet accord, que le Qatar comptait faire signer à Bachar el Assad pour laisser passer un gazoduc sur le territoire syrien en direction de la Turquie (vers le projet de gazoduc Nabucco sous impulsion américaine) pour desservir l’Europe, était très important. Pour le Qatar, comme pour les européens, les Turcs et les Américains.

Entretien avec David Amsellem – Le facteur gazier dans le conflit syrien – 10/03/2014 (lesclesdumoyentorient.com) :

En 2009, l’émir du Qatar proposait ainsi à Bachar El-Assad la construction d’un gazoduc reliant leurs deux pays en passant par l’Arabie saoudite et la Jordanie afin d’acheminer le gaz du gisement North Dome, situé dans le Golfe persique, vers l’Europe. Or, le Qatar partage une partie de ce gisement avec l’Iran, un allié privilégié de la Syrie. Pour cette raison, Damas a refusé le projet qatari et a signé en 2011 avec Téhéran un accord pour la construction d’un gazoduc reliant l’Iran à la Syrie en passant par l’Irak (Islamic gaz pipeline). Ces projets ont été gelés avec le début de la guerre civile.

L’Iran, ennemi juré des monarchies saoudiennes et qataris. Alors que l’on sait que les contingents de mercenaires très bien équipés par ces mêmes monarchies continuent d’essayer de faire tomber le régime de Damas depuis bientôt 5 ans, un doute nous assaille. L’histoire serait-elle autre que celle décrite à longueur d’articles et de reportages ?

Le gaz aurait dû passer, mais l’EI arrive…

Avec 3 milliards de dollars d’aide aux rebelles en 2013, le Qatar n’y est pas allé pas avec le dos de la cuillère pour faire tomber le « boucher de Damas », ainsi nommé en Occident par commodité de langage et par habitude propagandiste. Il faut aller vite, parce qu’il y a des projets de gazoducs concurrents, avec les Russes, alliés de la Syrie et de son « horrible président » (les princes du Qatar, eux sont des dirigeants amis).

Extrait d’une citation de David Rigoulet-Roze, chercheur rattaché à l’Institut d’Analyse Stratégique (Le 09/09/2013 – TV5Monde – Syrie : le gaz du Qatar influence-t-il le conflit ?) :

Le problème du Qatar, c’est un champ de gaz commun avec l’Iran. Jusqu’à présent le Qatar exporte son gaz par méthanier, mais l’inconvénient des méthaniers c’est qu’ils transitent par le détroit d’Ormuz sous surveillance étroite de l’Iran. Ces incertitudes ont poussé le Qatar à chercher d’autres options, dont la voie terrestre, avec la formalisation d’un « pipe », à destination des européens, passant par le Nord et débouchant sur la Méditerranée.Mais les Russes ont eux aussi un projet concurrent, South stream, et qui déboucherait à proximité de la Turquie, en mer Noire.

L’Arabie Saoudite n’a pas été en reste dans le financement et le soutien aux groupes salafistes armés en guerre avec l’armée régulière syrienne. Les deux monarchies concurrentes ne s’apprécient pourtant guère, et le gazoduc quatari devant passer par l’Arabie Saoudite, il est difficile de comprendre comment l’affaire pourrait se régler. Des placements de dirigeants au sein d’un futur pouvoir syrien : qataris et saoudiens se répartiraient des places dans le gouvernement à Damas ? Toute la belle stratégie européano-russo-qataro-saoudienne est de toute manière tombée à l’eau en 2014, quand le barbu enturbanné Al Baghdadi proclame le Califat, c’est à dire l’État islamique. Le ralliement de la plupart des groupes armés à l’EI va jeter un léger froid chez les financiers des monarchies.

 Et maintenant, on fait quoi ?

Ceux qui ont misé sur une chute du régime syrien et ont soutenu les groupes salafistes ou les Frères musulmans en Syrie, se retrouvent aujourd’hui avec une union sacrée des mercenaires intégristes autour du Califat islamique. Laurent Fabius ne voulait-il pas livrer des armes à ces groupes, que son gouvernement maudit aujourd’hui ? Les actes criminels au nom de l’État islamique sont venus démontrer que les intérêts cachés et les soutiens en coulisses des États dits « démocratiques » ou des puissances pétrolières et gazières à des fins d’intérêts financiers et politiques, ne peuvent mener qu’à des désastres.

Les Syriens n’ont pas été soutenus. Ni pour stopper la répression aveugle que faisait s’exercer leur chef d’Etat à leur encontre, ni pour arrêter les fous de dieu qui voulaient prendre le pouvoir. Le gouvernement français se mêle de ces conflits prétendant le faire par » humanisme ». Il semble que ce ne soit pas vraiment le cas, pour ceux qui pouvaient encore le croire. Et lorsque la France subit une riposte terroriste sur son territoire, sa seule réponse est de réduire les libertés de sa population et faire s’exercer une suspicion généralisée.

L’investissement de la France dans le conflit syrien aidé de ses alliés qataris, saoudiens, n’est pas pointé du doigt par les observateurs du conflit, et lorsque les Russes s’en mêlent, rien n’est dit sur la partie d’échec stratégique en cours. Le gaz qatari est surement loin désormais. Sauf à penser que l’État islamique puisse être réduit à néant, ce qui semble très incertain. Mais les gens payent dans le sang cette guerre manipulée. Au point que les populations européennes en viennent à ne même pas voir que ce sont leurs gouvernements qui ont participé à pousser le million de réfugiés qui fuient la guerre.

La propagande de guerre est en pleine activité (article de Guillaume Champeau sur Numérama)

Les habitants du monde riche se bâfrent devant les actualités télévisées, convaincus de voir la réalité.

Rien ne change.

Tout empire.

 

 

 

SFR, s’il vous plaît, libérerez les robots que vous retenez prisonniers à @SFR_SAV !

jeudi 3 mars 2016 à 23:06

robotC’est l’histoire d’un client qui veut payer sa facture à SFR. Un truc assez simple en se rendant sur l’interface Web de l’opérateur en étant armé d’une carte bancaire. En tout cas, chaque mois. Jusqu’aujourd’hui. Ou plutôt jusqu’à vendredi dernier. Soyons précis, il y a deux factures. L’une d’une trentaine d’euros, qui correspond à mon abonnement, l’autre de 8 euros, qui doit probablement correspondre au supplément que je paye pour un récent changement d’appareil.

Première tentative donc vendredi dernier, soit à peu de choses près il y a une semaine. Je coche les deux cases, pour payer les deux factures.

Echec.

Désolé, me dit le site, il y a un problème, revenez plus tard. Ce n’est pas la première fois, je ne m’inquiète pas.

sfrIls sont jeunes, ils sont beaux, ils sont heureux et ils ont un téléphone. Ils sont là pour me dire : « regarde, ça a planté, mais franchement, qu’est-ce qu’on se marre, ce n’est pas grave« .

Confiant, je vous dit.

C’est en réessayant une dizaine de fois puis en essayant avec le serveur vocal qui remplit la même fonction que je me dis qu’il y a un loup. Rien ne marche.

Je finis donc par appeler le service client.

Une jeune femme me répond. Et c’est là que j’ai commencé à avoir des soupçons. SFR retient des robots en otage…

« Bonjour, je ne parviens pas à payer ma facture sur votre serveur Web »…

« Donc monsieur, vous appelez pour réinitialiser la puce de votre téléphone ? »

« Heuu… Non, je voudrais payer ma facture »

« Très bien donnez-moi les informations de votre carte bancaire…. (…) Ah, désolée monsieur, ça ne marche pas ».

« Oui, je sais, mais vous ne pouvez rien faire ? »

« Essayez avec une autre carte bancaire ? »

« Mon petit doigt me dit que ça ne marchera pas ».

« Merci monsieur, est-ce que je peux faire quelque chose d’autre pour vous ? »

« Je ne crois pas, non… »

Devinez-quoi…? Ça n’a pas marché avec une autre carte bancaire. J’envoie donc un message via le formulaire du site pour expliquer que leur passerelle de paiement a un problème.

Réponse par mail :

Nous avons bien reçu votre demande concernant l’indisponibilité du service  » Paiement en ligne « .

Afin de résoudre votre souci, nous vous remercions de contacter directement notre Service Technique au 1023 (Service gratuit + prix Appel), du lundi au samedi, de 8h à 22h (Horaires conseillés : 14h/17h ou 20h/22h).

Vous pouvez effectuer votre règlement très rapidement et de manière totalement sécurisée par carte bancaire, en appelant le serveur vocal interactif (24h/24, 7j/7) au 963 (Service et Appel Gratuit) toujours accessible que votre ligne soit en service, limitée ou suspendue.

Nous vous proposons également le prélèvement automatique. Ce moyen de paiement signifie plus de simplicité, pas de date d’expiration à surveiller et moins de risque d’incident de paiement. Le paiement de vos factures s’effectue chaque mois sans qu’aucune intervention spécifique de votre part ne soit nécessaire. Le montant est prélevé sur votre compte bancaire à partir de la date de paiement indiquée sur votre facture.

(Etc…)

Bref, on me propose de faire ce que j’ai déjà fait ou de payer par chèque, ce qui n’évitera évidemment pas la mise en mode « limité » de ma ligne, vu les délais du courrier classique.

Je tente donc @SFR_SAV pour voir… On ne sait jamais… D’autant qu’entre temps ma ligne a été mise en mode « limité ».

Et là…

J’ai eu cette confirmation  d’un sentiment… Ils retiennent des robots en otage et leur font faire n’importe quoi. Une sorte de danse du serpent qui se mord la queue, pour que les interlocuteurs lâchent l’affaire.

Welcome to Zootopia

A mon sens, les scénaristes de Disney ont déjà eu affaire à @SFR_SAV. La preuve dans cette bande annonce de Zotopia :

Eh oui…

Donc, ma discussion commence en mode public :

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Merci Laura… Déjà fait… Nice try, though…

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Ni une ni deux, je communique mon numéro de téléphone en message privé à Loïc qui semble enfin avoir compris que non, changer de carte bancaire ou contacter ma banque n’aidera pas…

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Là, je me dis que c’est presque foutu. Que tout est fini… Il ne me reste que l’option chèque et une bonne semaine sans téléphone puisque entre-temps, ma ligne a été limitée…

Et là, surprise, si Loïc a jeté l’éponge, après Laura et Hélène, c’est Sophie qui reprend le flambeau. Non monsieur, il ne sera pas dit que SFR n’a pas tout tenté pour vous permettre de nous payer.

Et Sophie, elle a bien compris la problématique :

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Là… Franchement, je me dis c’est foutu, et de toutes façons, le serpent ne peux pas se mordre la queue plus que ça, il va avaler la tête avec sa propre tête…

Du tout..

Laura, courageuse reprend le combat sans fin pour aider les clients, envers et contre tout.

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Mais le sort est contre nous. Contre moi bien sûr, qui ne peux toujours pas payer ma facture, et contre cette pauvre Laura.

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Si la technologie nous lâche… Pour un peut on ne pourrait même plus payer ses factures via le serveur Web , le serveur vocal,… Ou même, en parlant à une vraie personne (je sais que ce sont des robots, mais j’ai peur de le dire tout haut à cause des hommes en blanc).

sfr7Malheureusement Laura est partie se coucher.

C’est l’équipe d’astreinte qui s’y colle parce qu’il ne sera pas dit que tout n’aura pas été tenté ! Sacrebleu !

sfr8Ce n’est pas parce que je crois désormais qu’il n’y a que des robots derrière le compte @SFR_SAV ou au téléphone au 1023 que j’ai perdu tout sens commun. Non, à ce stade de la discussion je me dis que c’est un peu gros et qu’il vont comprendre que j’en suis réduit à faire des tests pour voir si les AI déguisées en compte Twitter vont continuer à alimenter mon article.

Eh bien non…

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En fait j’ai un peu menti. Je ne suis pas allé me coucher. J’ai mis un peu de musique (@jainmusic – « Come« , « Mr Jonhson » et « Makeba« ), et j’ai commencé à écrire… Je vous le dit, il n’y a que des robots chez @SFR_SAV. Et qu »ils ne disent pas le contraire. Je n’y croirai pas à moins que Hélène, Laura, Loïc, Sophie et l’équipe d’astreinte ne publient une photo d’eux avec une chaussure sur la tête !

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Update du 03/03/2016 à 23h30

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Update du 03/03/2016 à 00h08

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Update du 03/03/2016 à 1h27

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illuminati

Une saison blanche et sèche : toute ressemblance avec…

jeudi 3 mars 2016 à 11:15
Image CC - by Seamus Kearney

Image CC – by Seamus Kearney

« Chez nous, quand un homme se fait ramasser par la Section Spéciale, nous parlons de lui au passé. C’est tout. ».

C’est comme ça que cela se passe à Soweto, sous l’Apartheid : la Section Spéciale traque la population à la recherche de dissidents politiques et de meneurs d’émeutes.

Moitié fiction, moitié reportage, ce roman raconte la descente aux enfers de Ben du Toit, professeur blanc de l’une des meilleures écoles Afrikaner de Johannesburg.

L’histoire commence par la fin, Ben du Toit est amaigri, nerveux, paranoïaque. Au bout d’à peine quelques pages, il meurt renversé par une voiture.

L’auteur remonte alors le temps et nous parle de la mort de Jonathan Ngubene, un jeune Noir du quartier de Soweto. Puis de la disparition de son père, Gordon, arrêté en pleine nuit par la police Sud-Africaine. Il nous explique la manière dont ces disparitions sont mêlées, les méthodes brutales utilisées par la police locale, protégée et encouragée par le gouvernement en place. Violence et abus de pouvoir. Descentes nocturnes. Gaz lacrymogènes. Tortures.

En tant que blanc, Ben du Toit bénéficie de certains privilèges, dont notamment celui de discuter avec les autorités. Ben est un ami de la famille Ngubene et bien que confiant dans le système judiciaire de son pays, le doute s’installe dans son esprit au fil des pages. Il ne croit plus à la mort accidentelle de Jonathan. Il ne comprend pas pourquoi son père Gordon a été arrêté. Ni pourquoi il se serait suicidé en prison. Plus il essaie de comprendre ce qui s’est réellement passé, plus la pression de la Section Spéciale se fait sentir.

S’en suit alors toute une série de première fois pour lui :

Première fois que son courrier est ouvert ou censuré. Première fois que son téléphone est mis sur écoute. Première fois que sa maison est perquisitionnée. Première fois que ses collègues sont interrogés à son sujet…

« Pourquoi cela devrait-il vous déranger ? Je suis certain que vous n’avez rien à cacher… »

André Brink (1935-2015) était un romancier Afrikaners engagé dans la lutte contre l’Apartheid. Confronté à la censure, « Une saison blanche et sèche » fut interdit en Afrique du Sud dès sa parution.

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