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Le salon de la mort vous salit bien

vendredi 4 décembre 2015 à 02:36

kalash-2013-bis

Milipol a ouvert ses portes, comme si de rien n’était, quatre jours après le 13 novembre. Tout était sous contrôle, les « mesures de sécurité » avaient été bien entendu « renforcées » pour « assurer aux exposants et visiteurs […] les plus hauts standards de sécurité et de sûreté ».

kalash-2013Inutile de faire les présentations de cette grande foire biennale des armes de guerre et des panoplies policières, qui partage les festivités avec l’État du Qatar une fois sur deux à Doha. Une chose est certaine, en cette année 2015, grande première : un stand qui faisait partie du décor n’était pas présent au parc des expositions de Villepinte. Celui de Concern Kalashnikov, le consortium russe qui commercialise le fameux fusil mitrailleur AK-47. Quelques jours après une magnifique démo grandeur nature dans les rues de Paris, ce stand aurait eu de la gueule, comme en 2013 ou lors des précédentes éditions. Pas possible de savoir si ceci explique cela, en tous cas la société russe n’est pas référencée dans le catalogue des exposants diffusé cette année (les photos datent donc d’il y a deux ans).

Les armes à feu à Milipol, faut dire que ça reste une valeur sûre mais un brin folklorique. On a quand même eu l’occasion d’aller rendre visite à un autre fabricant de flingues qui tâchent, Verney-Caron, à la différence qu’il a su se diversifier. L’inventeur du flashball – pardon, on préfère parler de « lanceur de balles de défense » (LBD), nuance oblige puisqu’il s’agit d’armes « à létalité atténuée » – était là pour présenter sa grande nouveauté. flashballSans doute l’effet Cop21: la petite baballe ressemble aujourd’hui à une mini balle de tennis, de couleur verte pomme (les modèles précédents étaient noirs beurk). Mais rassurez-vous, le projectile continuera de pouvoir blesser et éborgner les sauvageons avec la même efficacité. Un représentant est fier de souligner qu’à l’impact, « ça fera toujours aussi mal [sic], mais ça laissera moins de traces ». Tout baigne.

La mode des drones de surveillance est toujours très vivace à Milipol, même si cette fois des start-up sont venues vendre leurs « solutions » pour détecter et détruire des petits objets volants qui constitueraient des menaces pour des sites sensibles ou stratégiques – les drones aperçus autour des centrales nucléaires ces derniers mois y sont sans doute pour quelque chose.

aerocougar

Pour sortir du lot, les ingénieurs fous de l’aéronautique commencent à voir plus grand. Comme cette petite boite franco-américaine basée à Toulon, Aero Surveillance. Elle a adapté un de ses engins, un mini-hélico de 40 kg, pour pouvoir embarquer des lanceurs Cougar de grenades lacrymogènes. Le maintien de l’ordre, mais vu du ciel. Pour cette belle contribution à rétablir la tranquillité publique dans nos belles cités menacées par les hordes barbares des ennemis de l’intérieur, Aero Surveillance s’est rapproché d’un professionnel de la grenade offensive : le groupe Lacroix, qui exploite déjà depuis longtemps le filon des grenades assourdissantes ou de désencerclement, armes de guerre urbaine qui ont mutilé des centaines de manifestants.

Les derniers « tests » de ce drone lacrymo ont été bouclés juste avant le salon. Cette exclusivité mondiale n’a pas échappé à Milipol News, la feuille de choux quotidienne distribuée dans les travées de la foire, qui a osé qualifier ce jouet de « premier drone armé français ». Trop modeste, le PDG de la boîte, Philippe Roy, n’a pas apprécié ce compliment. Aux visiteurs qui venaient sur son stand admirer cette curiosité, il a préféré présenter son invention comme un « drone de défense et de protection ». La belle blague. Il parait que cet arsenal a tout de même « intéressé de nombreux visiteurs de pays étrangers, y compris des professionnels israéliens toujours à l’affût de solution sécuritaires innovantes » (dixit la propagande de Milipol). C’est bien là l’essentiel.

sherpa

Sans doute pour saluer l’instauration de l’état d’urgence, les « solutions anti-émeutes » ont soigné leur communication. Renault Trucks présentait ainsi son dernier bijou, le Sherpa APC, un blindé de dix tonnes capable d’«évoluer aussi bien en tout terrain grâce à une très haute garde au sol qu’en environnement urbain ». Dommage: le modèle dernier cri, équipé d’une échelle d’assaut géante, était invisible sur le stand du ministère de l’Intérieur. « En raison de la situation actuelle, proclamait une discrète affiche, ce véhicule n’a pas pu être exposé » (cf photo ci-dessus). Milipol News tenait ainsi ses lecteurs en haleine: « Le Sherpa du GIGN n’est pas sous les sunlights, il est dans un garage, prêt à intervenir ». Du matos « doté d’une protection héritée du monde militaire, et dont on sait aujourd’hui [qu’il] n’a rien d’un luxe face à la puissance de feu affichée par les terroristes ».

viseo

On ne va pas y passer des heures non plus, à propager la bonne parole sécuritaire. Ah si quand même, un dernier pour la route : Iris Viséo, un véhicule de surveillance et de pacification des villes qui devrait faire fureur dans les polices municipales. « Le meilleur  compromis que l’on puisse trouver entre l’homme à pied ou à cheval et le véhicule classique », dixit un des managers de cette boite bien de chez nous. Le truc a même gagné le dernier concours Lépine européen. Lui aussi est bon pour le climat – tout électrique, blindé de batteries au plomb —, sa cabine télescopique peut culminer à 3,50 m et résister à un vent de 130 km/h. On attend avec impatience des tests grandeur nature, in situ, pour estimer le nombre de manifestants, cagoulés ou pas, dont il faudra disposer pour lui faire mordre la poussière.

Finalement, on aurait même pu se tromper d’endroit en arrivant à Villepinte pour aller jouer aux petits soldats à Milipol. Comme on peut le voir sur l’image ci-dessous, le hall 1 était occupé par un autre salon qui assurait le service après vente.

funerarium

La Maison du Libre à Brest cherche un local : help !

jeudi 3 décembre 2015 à 16:26

mdl

C’est une association qui accueille plein de projets « libres » (ainsi que d’autres associations). La Maison du Libre à Brest est malheureusement en manque de local suite à un reboot, conséquence de plein de problèmes survenus dans l’intégration au sein d’un projet collectif nommé « les Fabriques du Ponant ».

Pas grave, seulement, maintenant il leur faut un local aux gens de la MDL.

Alors, si vous faites partie des légions de l’Internet libre, ou simplement que vous soutenez ces même légions, que vous n’appréciez pas les éructations de @Mettout de l’Express plus que ça, et que vous avez des plans pour un local à Brest, il est temps de faire œuvre de bienfaisance…

Sinon, vous pouvez toujours relayer ce message.

Mais attention : sachez que tout ce que vous relayez peut-être retenu contre vous.

P.S : Open Path View, c’est chez eux.

L’équipe de Reflets

Vers un état d’urgence permanent et l’interconnexion des fichiers ?

jeudi 3 décembre 2015 à 16:22

etat d'urgenceUne dépêche AFP est tombée évoquant un projet de loi pour permettre un état d’urgence à durée illimitée. On ne parlerait plus de 3, ni même de 6 mois, mais d’un état d’urgence permanent, jusqu’à ce que « ça aille mieux ». Et si le terrorisme, c’est comme la reprise économique, c’est pas demain la veille.

Mais voilà… en découvrant ce matin « l’autre » projet, celui d’interconnecter tous les fichiers informatiques des différentes administrations, on se dit que c’est relativement cohérent cet état d’urgence permanent. Car une fois interconnectés ces fichiers, ils le resteront, état d’urgence terminé ou pas… Donc autant que l’état d’urgence devienne la norme non ?

Que reste t-il maintenant à trouver pour la prochaine salve ? On pourrait peut-être faire comme les américains pour NIPRNet et SIPRNet en ouvrant l’accès à ces données à des centaines de milliers de personnes plus ou moins apparentées à une administration ?

Quoi la CNIL ?

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Logiciel libre : Libervia (Salut à Toi) est sorti !

mercredi 2 décembre 2015 à 19:44

campagne_androidReflets avait déjà parlé de ce développement à ses débuts, et promis d’en faire de nouveau la promotion une fois celui-ci plus abouti. C’est le cas aujourd’hui.

[Communiqué]

Nous sommes heureux d’annoncer la sortie de Libervia (Salut à Toi) 0.6.0.

Libervia est un « couteau suisse de la communication », un outil libre et décentralisé permettant de partager publiquement ou de façon privée des messages, des fichiers, des articles de blog, de microblog, etc.

Le projet a de nombreuses fonctionnalités allant du chiffrement de bout en bout aux jeux, et peut également servir de base pour créer de nouveaux réseaux. C’est aussi un projet éthique, géré par une association loi 1901, suivant un « contrat social », utilisant exclusivement des logiciels libres, militant pour la décentralisation, et fermement opposé à la publicité.

Cette version a vu un très gros travail sur le système de blogs : Libervia offre un moteur de blog décentralisé, accessible à des groupes restreints ou de l’extérieur, et entièrement basé sur le protocole standard et ouvert « XMPP ». L’utilisation de ce standard permet de communiquer avec d’autres projets comme Movim ou Jappix, créant ainsi un grand réseau libre.

Le partage de fichiers en pair à pair (P2P) a aussi été grandement amélioré grâce au protocole « Jingle », ouvrant la voie pour de futures applications comme la visioconférence.

L’annonce officielle est disponible sur le blog suivant (basé sur Libervia) : https://libervia.org/blog/salut-a-toi

Une campagne de financement participatif est en cours pour faire une version de bureau (une étape déjà franchie), et une version Android. Cette campagne étant très proche de la fin, c’est le moment de nous soutenir ! site officiel : http://salut-a-toi.org démo : https://libervia.org campagne de financement : https://www.arizuka.com/fr/projects/libervia

N’hésitez pas à nous contacter (http://salut-a-toi.org/community.html)

L’équipe « Salut à Toi »

@Mettout, vous devriez quand même accepter d’écouter un peu…

mercredi 2 décembre 2015 à 19:02

Guy-FawkesLe propre d’une corporation est d’être corporatiste et donc de se serrer les coudes. C’est naturel, c’est humain. Il est par contre parfois un peu malsain d’en venir à défendre ses collègues, sa corporation, au delà du raisonnable, jusqu’à proférer des contre-vérités. Réponse à Eric Mettout, journaliste parti en guerre — et un peu en cacahuète — contre les « légions de l’Internet libre ». [billet de blog, non corrigé par mes pairs, tant pis pour les amoureux des belles lettres]

Cher Eric, j’ai attentivement lu ton billet de blog intitulé « Les légions de l’Internet libre » et je suis un peu désappointé. En effet, rien de concret, de sourcé, de vérifiable ne vient appuyer ton discours — puisqu’il n’y a rien d’autre que du discours dans ton billet, disons-le — censé défendre l’édito de ta consœur nommé « Daech est une créature de l’ère Internet » (édito auquel Bluetouff a déjà répondu). C’est fort dommage, surtout pour des journalistes.

Reprenons depuis le début. Et tentons de nous mettre d’accord. Tranquillement. Ou pas.

Quand un journaliste veut s’emparer d’un sujet qu’il ne maîtrise pas…

L’édito dont tu prends la défense est absolument déplorable, pour une raison simple : il est un empilement de poncifs et enfile des perles à propos d’Internet, le web, et tout cet univers fort complexe, touffu et fabriqué par des millions de personnes depuis des décennies.

Je m’explique : un journaliste, s’il est un simple « surfeur du web » (expression très 90’s qui pourrait se marier avec les « autoroutes de l’information » de Bill Gates), n’a qu’une vision d’Internet très réduite. Ce qui est bien normal, puisqu’il n’est pas du tout spécialiste, ou féru du domaine.

Décrire Internet depuis l’extérieur, sans le pratiquer intensément durant de longues années, sans y rencontrer ceux qui le font, le modifient, le protègent, est un exercice périlleux pour un journaliste qui veut en parler.

Pour enfiler la métaphore, c’est un peu comme quelqu’un qui n’aurait aucune notion d’histoire, lirait Mein Kampf et voudrait soudainement se mettre à expliquer comment les livres, l’écriture, l’imprimerie et les idées peuvent devenir un très grand danger pour l’humanité. Sans discuter avec aucun historien ou politologue.

La personne en question aurait raison en apparence dans son discours : les livres ça peut être dangereux, les idées aussi, et l’imprimerie une technologie fortement déstabilisatrice, parce que permettant toutes les propagandes. C’est vrai Eric. Mais ce serait un peu réducteur, non ? Et c’est bien là que nous arrivons à Internet, cette imprimerie très moderne…

Internet est Internet parce qu’il est sans contrôle, décentralisé et doit rester neutre

Ce serait un peu long ici même, de te retranscrire toute l’histoire du net, cher Eric, mais il faut que tu saches que ce réseau de réseaux est ce qu’il est, te permet de faire ce que tu fais parce qu’il n’est pas centralisé. Il n’a donc pas de « chef ».

Il n’y a pas d’autorité centrale avec Internet. Et le concept de neutralité du net, qui a déjà une quinzaine d’années est assez important pour une raison simple, puisque sans neutralité du réseau, tu te retrouverais avec plein d’Internet différents les uns des autres, et que fonction d’où, comment, avec quel appareil, quel FAI, que montant payé pour ton accès, tu n’aurais jamais le même Internet. Ce serait dommage, parce que les pauvres, par exemple, auraient leur Internet, bien moins rapide que l’Internet des riches, et puis les communications des puissants auraient des priorités, et tu serais obligé d’attendre, et plein d’autres choses étranges t’arriveraient, au bon vouloir des telco et des décisions de leurs gouvernements…

Mais peut-être es-tu un ardent défenseur de cette conception de la liberté basée sur la discrimination et l’inégalité de fait, par l’argent ou la condition ?

Daech, ce scélérat qui ose utiliser des codes secrets !

Tout le départ de cette histoire vient de ce fameux édito grotesque de ta consœur. Les djihadistes utilisent plein de trucs pas net sur le net. Au point qu’on lit qu’il y a un « Dark Web », et toutes ces choses que le lecteur peu averti prend pour argent comptant : alors comme ça il y aurait des coins sombres dans le réseau ? Naaaan, c’est dingue Eric ! Un scoop : si tu ne veux pas qu’on voit ta tronche en voiture, tu peux faire fumer tes vitres. Ah, zut, ça va être interdit. Mais mieux : tu peux rencontrer des gens dans des endroits où il n’y a :

Dans ces endroits obscurs (ton arrière cuisine, un bois, une carrière, une usine désaffecté, le salon de ta mémé partie en cure), les gens se disent des trucs sans que personne ne soit au courant. Ils peuvent même y préparer des attentats. Que faut-il faire ? Interdire les coins sombres ?

Plus sérieusement : les communications chiffrées, les protocoles d’accès à des services « invisibles », les techniques d’anonymisation, tout ce travail formidable qui a été réalisé sur le réseau pour permettre de préserver autant que possible la vie privée des personnes, sont aussi importants que ton droit à la confidentialité des correspondances, à la vie privée et à la propriété privée. Accepterais-tu de vivre dans une société où l’Etat pourrait ouvrir ton courrier, déclencher une caméra pour regarder ce que tu fais chez toi à tout moment, ou pouvoir écouter tout ce que tu dis, tout le temps ?

Le système politique où ces droits élémentaires (confidentialité, vie privée etc…) étaient annihilés est connu, c’est l’Union Soviétique. l’Express serait donc devenu un repère de staliniens qui voudraient centraliser Internet, le contrôler, lui ôter tout caractère de confidentialité, sous prétexte que des djihadistes l’utilisent ? Il va falloir nous expliquer ça…

La légion d’Internet n’existe pas plus qu’un Daech généré par l’ère Internet

Lors de la seconde guerre mondiale, les Américains avaient trouvé un truc (que tu dois connaître) pour passer des messages vocaux qu’aucun ennemi ne pouvait déchiffrer : ils utilisaient la langue navajo. Comme personne d’autres que les Navajos ne parlaient navajo, et que l’ennemi n’avait pas de Navajos sous la main, c’était bien pratique. On appellait ça des code-talker. C’est un peu PGP avant l’heure, un truc chiffré, que tu ne déchiffres pas comme ça. Il y avait même un dico du code. Effrayant…

Il est pour autant certain que la seconde guerre n’a pas été gagnée grâce aux Navajos. Ni qu’Hitler a pu devenir le Führer et causer 6 millions de morts par déportation uniquement grâce à l’imprimerie. Ou à la radio (et un peu de cinéma-télévision). Même si tous ces éléments l’ont aidé.

Internet est quelque chose de puissant, c’est vrai. Comme la TV, ou la radio en ondes courtes. Pour peu qu’on sache comment il fonctionne. Pour autant Internet n’est pas autre chose qu’un outil de communication dont les êtres humains font ce qu’ils veulent. Mais il ne faudrait pas pour autant en venir à penser que communiquer est dangereux. Les « gentils » communiquent, et les « méchants « aussi. Daech est méchant et il communique. Il utilise des outils modernes de communication. Comme il utilise des moyens modernes pour se déplacer. Pour faire la guerre. Pour engranger de l’argent.

Donc, renvoyer aux lecteurs que Daech est une « créature de l’ère Internet », est une démarche intellectuelle très périlleuse. Totalement foireuse, en réalité.

Les républicains espagnols recrutaient des milliers de jeunes gens qui venaient les rejoindre pour lutter contre Franco : bizarrement, Internet n’était pas encore du tout au point. Les exemples de génocides, de mise en place de dictatures au cours du XXème siècle — tous sans Internet — sont légions.

Pourquoi donc avoir besoin de théoriser sur Internet pour expliquer la création de Daech ? Parce que toutes les autres raisons, politiques, géopolitiques, économiques sont plus difficiles à faire passer, du point de vue de la responsabilité des dirigeants des grandes « démocraties » ? L’intervention de Georges W. Bush de 2003 en Irak ne serait-elle pas un peu en cause ? Le suivisme français en Afghanistan, les atermoiements sur la Syrie, le soutien aux « rebelles » syriens financés par les alliés des pétromonarchies qui ont fini par constituer Daech ne seraient-ils pas de grosses pièces du puzzle, un peut trop gênantes ?

Un indice : sans Internet, les kalachnikov crépitent quand même, les égorgement font couler du sang, les revendications aussi. Un bon gros camescope, et des envois aux plus grandes rédactions, et tout le monde connaîtra la revendication au 20h. Le pétrole se transporte avec des camions pas avec Internet, et s’il n’y a pas d’Internet, tous les systèmes connus depuis la seconde guerre mondiale (et avant) pour échanger des informations et faire des transactions secrètes seront utilisés. Ben Laden en 2001 n’avait pas besoin d’Internet dans sa grotte pour être une super-star…

Je finis donc cette réponse à ton billet avec les « légions de l’Internet libre » — que tu dénonces — mais sans m’attarder, puisque c’est peut-être là le plus affligeant de l’affaire.

Il n’y a pas de « légions » sur Internet. Seulement des individus, les plus libres possibles, qui tentent, le plus souvent, de défendre leurs idées. Leurs convictions. Pas toujours celles que tu apprécies — ou celles que certains gouvernements apprécient dans le cas des « légions de l’Internet libre ». Et donc, il faut savoir que ceux qui luttent pour que la liberté de communiquer sans contrôle des Etats ou d’autres puissances, sont avant tout des gens de conviction. Qui connaissent… et aiment le réseau. Les légions en question, en y réfléchissant bien, sont en réalité des communautés. On appelle ça parfois des peuples aussi. Qui revendiquent leur droit à la liberté… et à l’expression.

C’est visiblement ça que vous n’aimez pas, toi et ta collègue de l’Express.

Et c’est peut-être bien ça, au fond, qui nous sépare. Certainement, en y pensant bien.

P.S : Pour le pseudonymat sur Internet, que vous détestez visiblement, toi et ta consœur, il serait intéressant de nous expliquer, à nous la « légion », pourquoi le pseudonymat est utilisé depuis le XIXème siècle par la profession des journalistes — ainsi que par les auteurs — sans que cela ne gêne personne ?

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