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Jorion se fait virer de l’université belge où il enseignait l’économie

vendredi 11 septembre 2015 à 17:50

Jorion

L’anthropologue, analyste financier, économiste, Paul Jorion, vient de se faire virer sous des prétextes visiblement très contestables de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) où il enseignait l’économie. Sa vidéo du jour, expliquant les raisons, selon lui, de son éviction, est très intéressante. Comme son blog : http://www.pauljorion.com/blog/

Paul Jorion a annoncé la crise des subprimes dans un ouvrage intitulé : « La Crise du capitalisme américain« , écrit en 2004 et publié seulement en 2007…

Le CAC40 baisse si le chômage américain diminue

vendredi 11 septembre 2015 à 13:56

Raining money on celebrating business man looking to the side

Il est intéressant de connaître les analyses des spécialistes de la bourse pour comprendre pourquoi « ça baisse » ou pourquoi « ça monte ». Et bien aujourd’hui, les ténors des la place financière française de l’indice CAC 40 sont inquiets. Figurez-vous que l’annonce d’un « mieux » sur le chômage pourrait inciter la FED à relever ses taux directeurs. Prêter de l’argent gratuit ou presque peut se faire, mais surtout quand les choses vont mal. Si ça va mieux, on prête un peu plus cher.  Et là, les spéculateurs se déchaînent.

Bilan des courses : plus ça s’améliore, plus c’est inquiétant, donc plus on dégrade, donc plus ça va mal. Le CAC 40 baisse quand l’emploi américain s’améliore. Parce qu’il ne s’améliore pas assez, mais surtout parce que le robinet d’argent gratuit va se fermer. CQFD.

L’analyse de boursorama, du 4 septembre :

« Le pessimisme domine concernant la croissance mondiale, en raison des craintes entourant le ralentissement économique en Chine. Il a été alimenté par le rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis pour août.

Certes, le taux de chômage est descendu à 5,1% mais l’économie n’a créé que 173.000 emplois en août, un chiffre décevant pour les analystes, qui tablaient sur 217.000 nouvelles embauches.

« Ces chiffres montrent que l’économie américaine ne crée pas assez d’emplois. Les investisseurs se disent par conséquent qu’il y a un problème de croissance », selon M. Garabédian.

Le rapport sur l’emploi complique également les choses pour la Réserve fédérale américaine (Fed) qui entend relever ses taux d’ici la fin de l’année et peut-être lors de sa réunion des 16 et 17 septembre.

« Les indices ont mal réagi à la publication des chiffres de l’emploi américain du jour, car la probabilité d’une hausse (des taux, ndlr) en septembre 2015 augmente mais la confusion règne toujours », souligne John Plassard, chez Mirabaud Securities. »

Ca va définitivement devenir compliqué…

Si tu #likes la #planète, la #COP21 et que tu es contre le #CO2 : dis merci à Al #Gore (1)

vendredi 11 septembre 2015 à 10:32

Al Gore restera dans les annales de l’histoire. Cet Américain a eu plus d’influence sur l’ensemble des fonctionnements économiques et politiques qu’un Einstein ou un Churchill, le tout sans prendre aucun risque, en s’enrichissant impunément. Les citoyens ne connaissent peut-être pas suffisamment bien le parcours de cet homme politique qui a convaincu les grandes puissances de bouleverser les règles énergétiques et économiques mondiales pour son plus grand bénéfice, et celui de ses associés banksters. Eclairage.

tropbeauAl

Al Gore… écolo de la première heure

Al Gore débute sa carrière politique en 1977, comme « Congressman » de l’Etat du Tenessee jusqu’en 85, puis sénateur jusqu’en 93. C’est cette année, 1993, que William Clinton — l’homme aux cigares qui font plaisir — lui proposera le poste de Vice-président des USA. L’attrait d’Al Gore pour l’écologie débute un peu avant, en 1987 avec le rapport Brundtland, commandé par l’ONU et excessivement intéressant : le concept de développement durable y apparaît pour la première fois, et les principe de préservation de l’environnement, de consommation prudente des ressources naturelles, du lien entre pauvreté et protection de l’environnement y sont centraux. Etrangement, il ne restera à peu près rien des grands principes du rapport 10 ans plus tard, lors de la signature du Traité de Kyoto. L’effet de serre causé les gaz du même nom, CO2 en tête, sera le seul élément retenu pour préserver ou protéger l’environnement :

Cet accord international, bâti sur la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, met en place des objectifs légalement contraignants et des délais pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés. (Le Protocole de Kyoto, un résumé – Nations Unies)

Le GIEC est créé l’année suivant le rapport Bruntland, toujours par l’ONU, via le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Le premier rapport du GIEC sort en 1990, et il annonce déjà la couleur (source : Wikipedia – GIEC) :

Dans ce premier rapport de 1990, le GIEC observe que les émissions dues aux activités humaines accroissent sensiblement la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, chlorofluorocarbones, oxyde nitreux) et renforcent l’effet de serre naturel. Le GIEC établit quatre scénarios d’émissions futures qui vont du scénario A (aucune mesure n’est prise) aux scénarios B, C, D (correspondant à des degrés de réglementation croissants). Il prévoit un doublement des concentrations équivalentes de dioxyde de carbone par rapport aux niveaux pré-industriels entre 2025 et 2050 pour les scénarios A à C, et 2100 pour le scénario D. Dans le cas du scénario A, le GIEC prédit une augmentation de température d’environ °C d’ici 2100, ainsi qu’une augmentation du niveau des mers de 65 cm. Dans le cas du scénario D, l’augmentation de température sur un siècle ne serait que de °C.

[Sans modèles informatiques dignes de ce nom, à peine après avoir commencé à bosser sur le sujet, le GIEC-ONU est déjà dans les starting-blocks du film catastrophe futur dans lequel la planète est plongée, avec en guest-star à venir, le super gouverneur-vice-président-associé à Goldman Sachs : Al gore.]

Al Gore, en 1992, a mené la délégation du Sénat américain au sommet de Rio sur le climat : sans lui, nous ne serions pas en train de lutter contre le fantastique bouleversement climatique en cours, de l’ordre d’à peine 0,7°c depuis 1860 et 0,020°c à depuis 1998… On lui dit merci. C’est important.

« Estimates of the observed global warming for the recent 15-year period 1998-2012 vary between 0.0037 0C/year (NCDC)(1) , 0.00410C/year (HadCRUT4) (2) and 0.0080C/year (GISS) (3) . These values are significantly lower than the average warming of 0.020C/year observed in the previous thirty years 1970-2000 (4). Can models explain the global warming stagnation? » (http://www.researchgate.net/publication/255809444_Can_climate_models_explain_the_recent_stagnation_in_global_warming)

christy-divergences

Petit graphique présenté par John R. Christy, en juin 2015 climatologue-pas-serieux-parceque-pas-daccord-avec-le-giec-et-algore-et-les-écologistes-les-vrais sur les divergences d’observations et projections de la hausse des températures qui ne haussent pas franchement du tout…

[L’intégralité de l’intervention de ce climatologue, Christi, au Congrès américain se trouve sur le site de la maison Blanche. Il y a plein de choses intéressantes, sur les catastrophes naturelles, entre autres, pas du tout exceptionnelles aux USA aujourd’hui, mais cela mériterait un autre article. Et puis les sauveurs de planète vont s’énerver, ça va faire chauffer Internet, et la température va encore monter…]

Al Gore, un mec bien, un protecteur de l’environnement…

Ce que l’on retient d’Al Gore à la vice présidence des Etats-Unis sous le règne de William Clinton, de 1993 à 2000, est intéressant, puisque l’on découvre que le grand défenseur de la planète a été en réalité un fossoyeur des mesures de protections de l’environnement (Al Gore, a User’s manual) :

gore-1

gore-2La liste est longue, mais il faut savoir qu’Al Gore a poussé et participé activement à faire signer des Traités de libre échange, dont celui de l’ALENA, qui a permis le pillage des ressources et la pollution autorisée par les multinationales. Le père du TAFTA/TTIP, c’est l’AMI, toujours avec Al Gore. Avec en bonus, l’abrogation des lois de séparation bancaire (entre les activités de dépôt et d’affaires), le Glass-Steagall Act signé en 1999, qui a (enfin, après des années de lobbying) autorisé Goldman Sachs et autres Lehman Brother de pourrir la planète avec des produits bancaires hyperspéculatifs, jusqu’à la ruiner en 2008…

Abrogation du Glass-Steagall Act (1999) :

Au printemps 1996, au terme de son premier mandat et en vue d’alimenter son budget de campagne électorale, l’équipe du président William Clinton propose aux enchères de passer une nuit à la Maison Blanche ou prendre un café à la Maison Blanche avec le président des États-Unis.

Le 13 mai 1996, les principaux banquiers américains sont reçus quatre-vingt dix minutes à la Maison Blanche par le président William Clinton, le Secrétaire du Trésor (équivalent Ministre des Finances en France) Robert Rubin (ex directeur de Goldman Sachs), l’adjoint chargé des affaires monétaires John Hawke, le trésorier du Parti démocrate, Marvin Rosen, et le directeur de la régulation des banques Eugene Ludwig (…) L’abrogation définitive intervient en 1999, sous la présidence Clinton : le congrès est majoritairement républicain, mais de nombreux démocrates votent en faveur de l’abrogation. Elle permet aux banques d’utiliser les dépôts des clients pour investir sur les marchés Elle permet la fusion de Citicorp et Travelers Group pour former Citigroup (…) (Wikipedia)

Le plus amusant arrive quand le Washington Post écrit un article en 2000 (Al Gore, Environmentalist And Zinc Miner) sur les mines de zinc d’Al Gore, qui polluent un maximum : business is business, ins’t it ?

…avec des potes banquiers très avisés

C’est en 2004 que tout va basculer pour Al Gore, à tous les niveaux, mais surtout d’un point de vue finances personnelles. Il faut dire qu’arriver à monter le plus gros fonds carbone mondial spéculatif avec un banquier de Goldman Sachs (tout content de pouvoir jouer avec l’argent des déposants depuis que son pote Al a fait sauter Glass-Steagall) tout en diffusant dans la foulée, en 2006, un film catastrophe truffé d’erreurs, sur toute la planète qui alerte sur les dangers du CO2, avec le succès que l’on sait, est une opération assez unique en son genre.

Son compte en banque, à Al Gore, lui aussi est unique, mais cette partie de l’opération Gorienne d’enfumage mondial qui va lui permettre de créditer le compte en banque de son fonds spéculatif de plus de 7 milliards de dollars en travaillant un jour par semaine pour celui-ci, mérite une suite à cet article. Elle viendra bientôt. Si tout ça intéresse, bien entendu. Ou pas.

Ah, on me dit dans l’oreillette que de toute manière, je vais avoir des problèmes…

 

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