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Marine : rends l'argent !

mardi 19 juin 2018 à 12:58

Le tribunal de l'UE confirme la décision du Parlement européen

Pour le tribunal, le Parlement était fondé à ordonner la récupération auprès de la députée frontiste de quelque 300.000 euros indûment versé en faveur de Mme Le Pen au titre de l’assistance parlementaire

Marine Le Pen au cours d'une rencontre avec Vladimir Poutine - Kremlin - CC BY 4.0

La décision du Tribunal de l'UE était un peu attendue. En effet, la veille, il avait adressé aux journalistes un communiqué de presse un peu spécial. Au delà de l'habituel rappel de la date de la future décision, la Cour de justice listait une série de décisions passées pour laisser entendre que celle-ci ne serait pas différente :

Autres affaires similaires déjà jugées :

par arrêt du 29 novembre 2017, le Tribunal a confirmé la décision du Parlement européen de recouvrer auprès de l’eurodéputée Dominique Bilde les sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (à savoir 40 320 euros), au motif qu’elle n’a pas démontré l’effectivité du travail de celui-ci (T-633/16, CP 127/17) ;

par arrêt du 29 novembre 2017, le Tribunal a partiellement annulé la décision du Parlement de recouvrer auprès de l’eurodéputée Sophie Montel des sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (77 276,42 euros réclamés au total), dans la mesure où le Parlement n’a pas apporté d’éléments permettant de réfuter les preuves produites par Mme Montel afin d’établir l’effectivité du travail de cet assistant pour la période allant de février à avril 2015 (T-634/16, CP 127/17) ;

par arrêt du 7 mars 2018, le Tribunal a confirmé la décision du Parlement européen de recouvrer auprès de l’eurodéputé Jean-Marie Le Pen les sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (à savoir 320 026,23 euros), au motif qu’il n’a pas démontré l’effectivité du travail de celui-ci...

Homéopathie : quand Libé fait le SAV des pseudo-sciences

dimanche 17 juin 2018 à 17:13

Le nawak à dose allopathiques

Dans son édition du week-end, Libération entend « refaire le match » sur un « débat passionné ». En réalité, le quotidien assure sans aucun complexe le service après-vente de l'homéopathie.

Du sucre - designfoto - CC0 1.0

Derrière la Une du quotidien de presse nationale, donc forcément sérieux, ce sont plusieurs articles qui prétendent faire un état des lieux sur l'efficacité de l'homéopathie. Après l'annonce par la ministre de la santé, Agnès Buzin, qu'elle envisageait une «évaluation scientifique » préalable au déremboursement des médicaments homéopathiques, une tribune signée par de nombreux professionnels de santé alertait dans le Figaro sur les dangers des « médecines alternatives », en tête desquelles l'homéopathie. Libération allume donc un contre-feu, sous la forme d'une interview du docteur Jean-François Masson, qui a bloqué l'aiguille du bullshitomètre dans le rouge et provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Efficace et pas cher, c'est Masson qu'elle préfère

Dès le chapô, le ton est donné, on comprend que l'auteur de l'interview est totalement neutre dans ce « débat passionné », et que l'interviewé va être sacrément secoué :

Le médecin homéopathe Jean-François Masson défend l’efficacité de sa pratique, soulignant également son aspect préventif, facteur à terme d’économies.

Notre intuition est d'ailleurs confirmée dans le premier paragraphe, où l'on nous apprend que le bon docteur Masson, « médecin de renom » a « le calme de ceux qui en ont vu d’autres ». Le genre de mecs qui vous soigne un inflammation du côlon d'un simple regard au dessus de « ses petites lunettes cerclées ». Évidemment qu'il en a vu...

Tout va très bien à la FCPE, Madame la marquise…

jeudi 14 juin 2018 à 19:53

Pointer les dysfonctionnement, c'est se faire instrumentaliser ?

La fédération de parents d'élèves traverse une crise. Financière mais aussi de gouvernance. Des querelles de clocher pour les postes et le pouvoir minent le travail de terrain des adhérents.

Affiche du film Clochemerle - D.R.

A lire les propos de la direction nationale de la FCPE, tout va très bien au sein de la première fédération de parents d’élèves, la FCPE. Le récent congrès annuel a toutefois été une sorte de désastre. Vote électronique aléatoire, modification après le congrès des résultats d’un des votes, délégués absents, démission annoncée d’un administrateur (trésorier adjoint) mais finalement repoussée par la direction, non adoption du rapport financier 2018, tous les ingrédients étaient réunis pour saper le moral déjà assez bas de la base.

Il faut remonter le temps pour comprendre comment on en est arrivé là. Les querelles de clocher se multiplient au sein des fédérations locales et de la direction nationale. Plusieurs « courants » s’opposent pour conserver les postes, les pouvoirs qui vont avec. Ces courants sont souvent liés à des lignes politiques (Parti Socialiste, Insoumis).

Dans le Pas de Calais, en 2016, la présidente locale, Karine Dupuis, a vécu un conflit ouvert avec la présidente de la fédération nationale, Liliana Moyano.

Dans les Bouches-du-Rhône, les élus des conseils locaux des écoles, collèges et lycées du département ont découvert une situation abracadabrantesque. Impossible d’avoir accès aux comptes bancaires, locaux départementaux de la FCPE 13 fermés, tout comme la page Facebook où s’exprimaient des critiques contre le président départemental, Jean-Philippe Garcia

Plus récemment, c’est Carla Dugault, ancienne dirigeante de la fédération de l’Essonne, devenue n2...

Communication de l'Elysée : destruction du modèle social au PMU du coin

mercredi 13 juin 2018 à 18:20

Macron nous prend pour des cons, et en plus ça le fait kiffer

La vidéo de communication élyséenne préparatoire au discours d'Emmanuel Macron au 42e congrès de la Mutualité Française est une œuvre d'art de politique populiste. Mais elle est surtout une déclaration du démantèlement à venir du modèle social français et de l'Etat providence — basée sur de grossières affirmations parfaitement fausses. Explications.

Vidéo de propagande du régime français - Crédit photo : ©Elysée & BFM Propaganda - Licence : © Sodome et Gomorrhe (publique)

Cette vidéo à proprement parler hallucinante — ou hallucinatoire selon la capacité de chacun à la déchiffrer— a été parfaitement étudiée par les dir'comm de l'Elysée et savamment calculée par le média de propagande BFMTV. Laissons-nous bercer par l'explication présidentielle du "problème" des aides sociales que ce dernier entend bien régler :

"Tout le système social, on met trop de pognon"

Comment comprendre cette phrase ? Qu'entend-on par le "système social" ? Qui est ce "on" ? Emmanuel Macron devrait savoir que s'il parle des caisses de retraite, allocations familiales, caisse de santé, ce n'est pas lui et ses amis gestionnaires de l'Etat qui collectent la totalité des fonds ensuite reversés aux citoyens : cet argent n'est pas collecté par les seuls impôts, et s'il comporte des taxes ce n'est pas Bercy qui tient la comptabilité du "système social français". L'État peut changer des taux de prélèvement, peut remettre en cause des règles mais ce n'est pas lui qui collecte tout l'argent, ce n'est pas lui seul qui le gère. Loin de là.

Les cotisations sociales représentaient près de 90% des recettes des régimes d’assurance sociale des administrations de Sécurité sociale à la fin des années 80. Aujourd'hui elles sont à peine à 65%. Mais durant cette période la part des impôts et taxes est passée de 5 % à près de 30 %. Le "pognon" que Macron et ses potes...

Démocratie fissurée : chroniques d’un mauvais élève de la République (Fin)

mardi 12 juin 2018 à 22:01

De Sarkozy à la disruption panoptique : tous aux abris

Si les attentats du 11 septembre 2001 sont un tournant mondial qui affecte toutes les sociétés et font basculer le monde dans une dystopie de classe internationale, en France, 6 ans plus tard, le mandat de Sarkozy est une apocalypse majeure : plus rien ne sera comme avant. Même — et surtout — la culture. Depuis cette époque, le pays des lumières est vraiment devenu celui des hypermarchés et des racistes décomplexés.

Le "digital" c'est chouette…

Je me rappelle l’avoir vu raconter n’importe quoi et déformer les chiffres sur un plateau de télévision en 2007 pour énerver la marquise socialiste Ségolène, son adversaire du deuxième tour de la présidentielle. Il était la caricature du petit mafieux politicien arrogant, bourré de tics à force de snifer trop de coke dans ses soirées échangistes. Un Trump avant l’heure, ce Sarkozy. Le populiste qui aspire l’électorat d’extrême droite et applique leur politique sans vergogne, avec comme seul objectif sa réélection pour continuer d’arroser tous ses potes placés un peu partout, que ce soit dans le «public» ou dans le privé. Ce type a été éduqué avec un poste de tv : il est une caricature de beauf inculte, vulgaire et méprisant, un arriviste sans scrupules qui ment comme il respire et utilise l’appareil d’Etat pour ses propres intérêts. Sans même s’en cacher vraiment. Je suis sur le cul. Et ça ne va pas s’arranger. Sarko était pote avec Berlusconi : on comprend pourquoi.

Évènement dystopique majeur : ON
Évènement dystopique majeur : ON

2007-2012 : au secours, je voudrais descendre de là

Ce quinquennat Sarkozy est celui de tous les excès réactionnaires doublés de la mise en place d’un Etat policier, intrusif et paranoïaque, au service des grands comptes de l’économie mafieuse internationale : Sarkozy applique ce que ses amis chefs d’Etat en Afrique de l’Ouest font depuis des décennies, une politique de dictateur de république bananière. Avec cette petite touche française du type qui vend quand même la «...

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